Vous ne le saviez sans doute pas, mais une simple recherche sur Google peut vous permettre d’accéder à un vaste catalogue de films mis en ligne illégalement.
Regarder et/ou télécharger illégalement un film directement depuis Google, c’est possible. Et ce grâce à une faille repérée et expliquée ce week-end sur Twitter par le spécialiste du numérique Tristan Mendes France, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.
Ce samedi 15 juin, ce dernier a détaillé la marche à suivre dans un tweet depuis repris par BFMTV : il suffit de lancer une simple requête dans le moteur de recherche comportant « Google Drive » suivi du nom du film recherché, pour obtenir plusieurs liens redirigeant vers des lecteurs vidéo qui joueront le film en question. Evidemment, cette astuce ne marche pas pour 100% des films, mais la plupart des gros blockbusters sont très faciles à trouver.
Un « casse-tête » pour le géant du web, selon Tristan Mendes France. Car si Google n’est pas à l’origine de ces diffusions illégales, l’outil Google Drive, « particulièrement simple d’utilisation » précise BFMTV, offre de vastes possibilités aux pirates. Il est d’ailleurs « très compliqué de traquer » leur origine, une fois le film mis en ligne.
Youtube, Netflix, les plateformes de streaming occupent 60,6% du trafic global sur internet, selon le rapport de la société canadienne Sandvine. Cependant, leur utilisation n’est pas sans conséquence sur l’environnement.
Si vous pensiez que regarder votre série en streaming sur votre canapé polluait moins que d’aller acheter des dizaines de DVD chaque mois, vous vous trompez. Le visionnage de vidéos en ligne nécessite l’usage de terminaux, de réseaux de stockage et de diffusion, très énergivores, précise Sud-Ouest.
Selon les résultats de The Shift Project, groupe de recherche français, auteur du rapport sur “l’insoutenable usage de la vidéo en ligne ”, “le streaming représente l’équivalent annuel des émissions de CO2 d’un pays comme l’Espagne, selon les informations de l’AFP mentionnées par le journal.
Plus polluant encore, la vidéo a la demande (VOD). Selon ce même rapport, elle consomme près de 102 millions de tonnes de CO2 en une année, ce qui représente les émissions de CO2 du Chili, en Amérique du Sud.
De leur côté, les vidéos pornographiques représentent 27 % du total des émissions, les « tubes » internet 21 % et les « autres » usages 18 %, souligne le think tank.
admin2021-12-27T12:45:13+01:00 